Préserver les habitats, protéger la biodiversité

Les critères de culture de l’huile de palme durable ont notamment pour objectif de préserver des milieux fragiles, en particulier les derniers écosystèmes encore intacts telles que les forêts primaires, les zones humides, et plus généralement les forêts tropicales denses. Dans les zones tropicales humides, ces forêts sont des réserves précieuses pour la flore et la faune et leurs écosystèmes sont également très importants pour l’Homme.

Des espèces menacées

Prévenir la déforestation est une réponse pour assurer l’avenir des réservoirs de biodiversité et d’espèces menacées. C’est le cas des orangs-outangs, dont les dernières populations s’élèvent à 7000 animaux à Sumatra et entre 45 000 et 70 000 à Bornéo, en Indonésie. C’est aussi celui du tigre de Sumatra et de l’éléphant d’Asie, qui voient leurs habitats s’amenuiser et leurs effectifs se réduire.

Des écosystèmes indispensables

Les forêts tropicales humides sont indispensables à la survie de centaines de millions de personnes qui dépendent directement de leurs ressources. Mais au-delà, les services rendus par ces écosystèmes présentent une valeur inestimable pour nous tous : cycle de l’eau, circulation atmosphérique, médicaments (la majorité des médicaments que nous utilisons sont dérivés de principes actifs « découverts » dans les forêts tropicales), etc.

Inverser la courbe

Choisir des critères de culture respectueux de l’environnement, préservant notamment les forêts tropicales humides, est une réponse concrète à ces menaces. L’Alliance Française pour une Huile de Palme Durable, en sensibilisant les différents acteurs, contribue à mieux protéger cet habitat.

Certains des principaux producteurs ou négociants mondiaux d’huile de palme ont récemment pris l’engagement de préserver les forêts. C’est un enjeu crucial en Asie, mais aussi en Afrique, considéré comme la « nouvelle frontière » de l’huile de palme.

L’engagement pour une huile durable contribue ainsi à l’inversion de la courbe de disparition des espèces, donc de perte de biodiversité, mais aussi à inverser la courbe du changement climatique (la déforestation et la dégradation des tourbières contribue à 15-20% des émissions de gaz à effet de serre, soit davantage que tous les moyens de transport confondus).